Top 10 : Ces types de lecteurs qu’on connaît tous

En tant que lecteur aguerri, il est probable que vous ayez côtoyé et que vous continuiez de côtoyer d’autres lecteurs aussi passionnés que vous. Depuis le temps, vous avez acquis une expérience qui vous permet même de classer par typologie les lecteurs que vous rencontrez. Et même si ce n’est pas bien de mettre les gens dans des cases, on ne peut pas nier que chaque lecteur, malgré des manies et des caractéristiques très spécifiques, appartient à une catégorie dominante. En voici quelques-unes :

1. Le LGV

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Le LGV ou Lecteur Grande Vitesse est, comme son nom l’indique, un individu qui lit plus vite que son ombre. Toujours en avance sur tout le monde, il peut agacer les lecteurs qui l’entourent car, même si lire n’est pas une course, on se demande souvent quel est son secret pour lire si vite et surtout pour retenir dans le menu détail toute l’intrigue. Malheureusement pour lui, le LGV est également craint comme la peste car il s’avère être un spoiler redoutable.

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2. L’intello

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Pour éviter toute stigmatisation et généralisation abusive, on ne fera pas de description physique de ce lecteur, même s’il est vrai qu’il porte souvent des lunettes. Passionnant pour certains, ennuyeux pour d’autres, il ressemble à une encyclopédie quand il partage ses lectures, lui qui a lu toute la littérature russe et les philosophes allemands. Sa seconde passion est scrupuleusement liée à la première et consiste à apprendre le plus de langues possibles afin de lire les grands auteurs en version originale pour ne pas les dénaturer.

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3. Le sentimental

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Cette catégorie rassemble généralement des cœurs d’artichauts, des cœurs brisés, des grands sensibles et des Bridget Jones en puissance. Ils aiment, vibrent et vivent pour l’amour, d’ailleurs ils ne se ménagent pas : il n’ont pas peur d’aimer, que ce soit en silence ou ostensiblement jusqu’au râteau. Il n’est pas rare de les voir pleurer comme des madeleines devant une belle histoire d’amour, car ces grands sentimentaux connaissent mieux que quiconque la valeur des émotions. Vous les aimez pour leur sincérité et leur grande générosité, par contre vous ne vous risquez pas à aller au cinéma avec eux.

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4. Le survolté

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Le survolté est un homme de lettres et de théâtre. Aussi, quand il parle de littérature, ce sont des envolées lyriques à n’en plus finir, ponctuées de « oh » de « ah », de petits rires mondains et de colères foudroyantes (« je ne suis pas d’accord, enfin ! »). Bref, avec lui impossible d’argumenter puisqu’il occupe tout l’espace et ne laisse personne en placer une. Et si par malheur quelqu’un d’autre que lui a la chance de pouvoir prendre la parole plus de deux minutes, il s’éclipse pour faire partager à d’autres son emballement.

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5. Le prétentieux

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Contrairement à l’intello qui partage volontiers l’étendue de son savoir, le prétentieux pense que la littérature est un bon moyen de légitimer son snobisme. Il choisit scrupuleusement ses lectures parmi un florilège d’auteurs compliqués ou d’œuvres rares. Il lit plus pour se faire une caution sociale que par plaisir. Typiquement, il fait partie de ceux qui ont lu toute la Recherche pour se la péter, mais finalement, à part affirmer à tous que « c’est vrai-ment incroyable », il n’a pas l’air d’avoir grand chose à en dire.

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6. L’obsessionnel

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L’obsessionnel est un personnage qui fonctionne par cycle, et ce n’est généralement qu’une fois qu’on a compris ça qu’on peut le côtoyer sereinement. Inutile de lui parler de policier s’il est dans un cycle fantastique et inutile d’évoquer la dernière série New Romance qui fait le buzz s’il est dans une période où il se refait tout Harry Potter. S’il y a des obsessionnels compulsifs qui finissent par passer d’un genre à l’autre, sachez que les plus énervés d’entre eux ne changent jamais de genre : il ne lisent QUE du fantastique ou QUE des thrillers, ou QUE de la romance, et plutôt mourir que de lire autre chose.

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7. Le paresseux

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Ah les paresseux ! Généralement on les aime bien car ils ont ce côté naïf et persévérant qui donne envie de croire encore au genre humain. Le paresseux, c’est celui qui vous admire lorsque vous lisez un livre car lui il aimerait bien aussi lire des livres mais « il n’y arrive pas ». D’ailleurs, chaque année il s’invente des challenges. Quand il est vraiment déterminé, le paresseux se met à lire et à adorer le bouquin en question, mais à la fin, il se passe toujours quelque chose, et on ne sait pas trop comment, il se retrouve devant la télé et ne finit jamais sa lecture, malgré toute la bonne volonté dont il est capable.

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8. Le distrait

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C’est un rêveur qui papillonne. Au moindre bruit, il se dissipe, à la moindre mouche qui vole, il s’énerve. Pendant sa lecture, il a du mal à décrocher des pensées qui l’ont traversé toute la journée. Pendant le chapitre 5, il pense à son entretien du lendemain, pendant le chapitre 6, il se demande s’il va plutôt manger des épinards ou un bon burger, et puis au chapitre 9 il capitule enfin, s’apercevant qu’il n’a rien suivi au bouquin et qu’il va devoir tout recommencer. Le distrait lit en moyenne 2.6 fois le même paragraphe avant de l’avoir vraiment saisi dans son intégralité.

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9. Le gros consommateur

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Il adore tout ce qui est commercial. Il a lu toutes les sagas à succès de ces dernières années, il suit les tendances et surtout il les vit à fond. Par exemple, il adore le cinéma et va donc voir tous les blockbusters tirés de livres en avant-première. Il lui arrive également d’acheter des produits dérivés hors de prix parce que c’est stylé. Le problème c’est que depuis qu’il a décidé de se faire un avis sur Orgueil et Préjugés en regardant le film parce que ça va plus vite, on ne sait plus s’il aime les livres autant qu’il veut bien nous le faire croire. Au moins, vous pourrez aller voir Cinquante nuances plus sombres avec lui au ciné.

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10. Le philanthrope

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Le philanthrope tient un peu de l’intello mais ressemble aussi au sentimental. La littérature l’a grandi et le rend meilleur tous les jours. S’il a lu un livre incroyable, il le recommande à tous ; il ne rechigne pas à prêter ses ouvrages, et qu’à cela ne tienne si on ne les lui rend pas, il est heureux à l’idée d’avoir partagé un texte exceptionnel avec son prochain. Régulièrement, il offre sans raison apparente des ouvrages aux gens qu’il aime parce qu’ils lui ont fait penser à eux. Bref, il tient la littérature pour un objet pur et spirituel, c’est un généreux, un sage, un homme de lettres comme on n’en fait plus.

Et vous, à quelle catégorie vous identifiez-vous le plus ?

A propos de Cecilia Sanchez 290 Articles
Cecilia est chargée de communication et rédactrice chez Booknode

15 Comments

  1. Bah je prends un peu de tout en fait :p
    Je suis une grande consommatrice 🙂 (mais c’est pas pour autant que je lirai et irai voir 50 nuances, faut pas pousser xD).
    Et je suis une grande romantique aussi :p Je pleure pour un rien tout le temps 😀
    Une LGV comparé à certains, mais comparé à d’autres, pas tant que ça…
    Je suis philanthrope mais pas trop non plus ^^ prêter ne me dérange pas du moment qu’on me rend mes livres en bon état 🙂
    Et sinon la plupart de mes connaissances que je n’ai pas rencontrées via les blogs ou autres sont des paresseux (quasi tous mes collègues par exemple 🙂 )

  2. Heureusement pour moi, je ne suis qu’une simple lectrice lambda qui aime les livres et la lecture sans pour autant rentrer dans un des gros clichés énumérés plus haut 😀

  3. Je suis principalement une obsessionnelle ( et fière de l’être, vive le fantastique et la romance ). Mais je tiens parfois un peu de la philanthrope avec mon côté sentimentaliste. J’ai bien aimé ce topic qui décrit étonnement bien les styles de lecteurs.
    Et la plupart de mes connaissances sont malheureusement eux aussi des paresseux.

  4. C’est carrément cliché comme poste, honnêtement… Ce n’est même pas que « ce n’est pas bien de mettre les gens dans des cases » c’est simplement que c’est n’importe quoi. Je doute que beaucoup se retrouvent (ou même qu’ils connaissent des lecteurs) dans une de ces catégories.

    Décevant comme article.

  5. Et bien en fait, les clichés ont toujours une part de vérité, c’est simplement de la généralisation. Donc tout le monde devra, au moins sur un point, se reconnaître. MAIS en même temps, tout le monde ne rentre pas dans une catégorie. Prenons un exemple : un lecteur peut être un LGV sans pour autant être un spolier, tout comme un philanthrope prête volontiers des romans tout en fixant une date limite pour le lui rendre…
    Donc ce n’est pas un article à prendre au premier degré. Tous les top 10 de toute façon fonctionne de la même manière alors à l’avenir Zoé, évite ce genre d’article 😉

  6. Ce genre d’article me déçoit de plus en plus… :/
    Tous les articles sont loin d’être sans intérêt : je cite par exemple les articles « les meilleurs ventes » qui nous permettent de nous renseigner des dernières tendances, ou « Ecouter ou lire un livre revient-il au même ? », « Découvrez l’âge auquel les grands auteurs publient leur œuvre maîtresse », que j’ai trouvé très enrichissant 🙂
    Il n’empêche que des top 10 comme celui-ci – si on les regarde de manière générale – semblent être de véritables rabâchages des même propos, ou une forte mise en pratique de la méthode coué…
    pour le rabâchage : « la dernière série de New Romance qui fait le buzz », « se refaire Harry Potter », « Au moins, vous pourrez aller voir Cinquante nuances plus sombres avec lui au ciné. »…
    vous avez évidemment cité d’autres livres comme la « Recherche » (je connais pas en passant) pour citer un livre que l’on nome pour « se la péter », et « Orgueil et Préjugés », qui est encore… un livre sentimentale (néanmoins je ne préjuge pas ce dernier -lol- puisque sa lecture m’a assez plu). Je noterai en passant, que un de vos derniers articles est « Les phrases que les lecteurs de romance ne supportent plus d’entendre », « quel registre pour harry potter », « le festival new romance », « la terre du milieu de tolkien »… Bref, ce que je veux dire par là c’est que vous faites la pub, voire l’apologie de livres déjà hyper médiatisés, pour en reparler et en re-reparler, et le zoom est fait sur la new romance (on sent clairement que le public visée dans vos articles est très souvent ces lecteurs) … ou harry potter.
    pour la méthode coué : « vous avez acquis une expérience », « Vous les aimez pour leur sincérité », « vous … » > bref on dirait que big brother décide pour nous de ce qu’on aime ou pas XD
    un extrait : « Faux, faux, absolument FAUX. D’abord il y a les romances classiques du XIXe siècle, puis les romans à l’eau de rose, plus populaires, ensuite on trouve la littérature érotique, et aussi plein de sous-genres avec des romances historiques, des romances avec des vampires etc. Bref, il y en a pour absolument tous les goûts, et en lisant Orgueil et Préjugés, on n’a pas vraiment l’impression de lire la même chose que Twilight voyez-vous ? Encore faut-il connaître les deux. »
    –>> Pourquoi insistez-vous autant ?!?

    Avant de vous quitter, je tiens à dire que je n’ai rien à reprocher aux livres que j’ai cité, je dénonce là cette sorte de généralisation, en mode : « sur booknode, tout le monde est fans de romance , tout le monde est fans d’harry potter » ; « chacun est un type de lecteur définie » ; « chacun a un écrivain caché en soi »… ou ce genre de trucs – enfin c’est ce que je vois transparaître dans vos tops 10 sur les lecteurs.

    bien cordialement.

  7. Je connais une sacrée brochette de LGV obsessionnels grands consommateurs. C’est ça, la prépa, aussi. Mais qu’on se rassure : ils ont leur petit caractère aussi. Il y a la philanthrope qui a fait une khâgne avant et qui vous recommande trois livres par tranche de dix minutes passées en votre compagnie, il y a l’intello – mais il tient plus de l’homme de théâtre – qui a profité d’une pause midi particulièrement longue pour nous réciter Mède en vers (avec le ton et les mimes, c’était saisissant), il y a le duo d’intello qui sont incollables sur l’histoire de Montargis, les amours d’Henri IV (pourtant, ‘y a du boulot), l’administration royale de Clotaire II à Louis XVI et à peu près tout le reste, il y a le pseudo-paresseux qui donne des notes aux films et séries historiques… j’en passe et des meilleures.

    Donc en fait, il y a bien des types, et comme le concède Cecilia la plupart d’entre nous sommes un composé de comportements divers. Et les gens vous étiquettent effectivement, ne serait-ce que pour parler de l’excentricité de tel étudiant qui écrit des romans, de tel autre qui s’habille en costard trois pièces, tel autre en médiéval, tel autre qui fait des vers latins…

  8. C’est une équation toujours difficile à établir entre qualité, intérêt intrinsèque et intérêt suscité. J’en conviens que les contenus qu’on vous fournit vont souvent dans le grand public, mais ce serait schizophrénique que de ne faire qu’un contenu qui va vers la littérature dite de qualité et que sur des sujets très soutenus. C’est un équilibre que de plaire totalement au grand public et que de fournir des contenus exigeants et malgré l’exagération qui apparaît parfois dans certains propos : non on ne fait pas que dans la Romance et dans le Harry Potter. Exemple sur la newsletter qu’on a envoyé hier (et qui vous a probablement fait voir cet article), il y a eu 4 articles mis en avant. Un sur les 70 ans du Journal de Tintin, ce Top 10, la découverte d’une bibliothèque aux USA et une sélection de livres de la rentrée littéraire. Loin donc d’une sélection éditoriale jeuniste peu exigeante ou « mainstream »

  9. Je ne sous-entendais pas que vous deviez vous limiter à la littérature – comme vous avez dit – « dite de qualité ».
    Contrairement à ce que j’ai pus laisser paraître je ne cherche pas à vous dire de vous limiter à de la littérature classique, des essais, ou je ne sais encore… Je suis de la génération qui a commencé à lire en quantité après le buzz d’harry potter, après le buzz de twilight, et encore : je crois que j’étais encore en primaire à ce moment là… bref, les livres que j’ai lu sont donc les « enfants » de ces grands succès : très inspirés par ces auteures, l’univers magique de l’une, ou le romantisme sur fond de paranormale de l’autre. Oui, je fais donc complètement partie du public visé dans vos articles…. Et pourtant j’ai trouvé lourde cette insistance sur – je me répète exuse moi – les « new romances » ou Harry potter.
    Il y a bien évidemment de la diversité, beaucoup d’articles de qualité ; vous me décriviez la dernière newsletter et le fait que chacun des articles présent évoquait un sujet différent… et je vous l’accorde, puisque je parlais plus précisément des articles top 10, qui eux me paraissent parfois un peu trop « générale », un peu cliché, bien que toujours sur le ton de l’humour.

    En tout cas , merci d’avoir pris le temps de me répondre, c’est super 🙂

  10. Littérature de qualité, littérature à succès… comme s’il devait forcément y avoir un gouffre entre les deux :s
    Reste que la plupart des tops évoquent les mêmes choses : Disney (oh des gifs), des grands succès jeunesses, des grands succès romance, Disney (oh encore des gifs), des séries télés… Bref.
    La littérature, toute simple, sans parler de qualité ou non, de classique ou non, ne se borne pas à tout ce qui est évoqué dans les tops et à tout ce qu’on nous met en avant sur le site en permanence.
    Pourquoi serait-il si étrange de parler d’auteurs comme Stephen King, Franck Thilliez, Amélie Nothomb, Bernard Werber, Riad Satouff, Roal Dahl ? Ce n’est pas ce que j’appellerais de la littérature pour les élites pourtant…

  11. Je suis le parfait mélange du distrait et du philanthrope haha ! Surtout le distrait bon dieu. Je lisais le Hobbit tout à l’heure et je n’arrêtais pas de penser à des choses qui n’avait aucun rapport xD Mais j’aime aussi beaucoup prêté des livres qui m’ont plu (par contre j’aime autant qu’on me les rende haha !)

  12. Pourquoi devrais-je éviter ce genre d’article? Ça ne marche pas comme ça, ce n’est pas parce qu’on n’est pas d’accord avec quelque chose qu’il faut l’éviter, je critique et c’est mon droit le plus absolu. Je trouve cet article trop caricatural, je le dis.

    C’est très décevant de lire des articles de cette qualité sur un site de littérature.

  13. LGV, sans aucun doute ! XD
    D’ailleurs ma soeur ne s’est toujours pas remise du fait que j’ai lu un livre qu’elle venait tout juste de commencer et que j’ai terminé en un temps record avant d’aller acheter toute la saga pour la dévorer sans le moindre remord. Le tout en la spoilant régulièrement au cours de ma lecture… Elle n’a même jamais dépasser les 2 premiers chapitres, qu’elle connaissait déjà toute l’intrigue. C’est sûrement pour sa qu’elle n’à même pas chercher à le continuer. :/
    Autrement j’ai un peut de obsessionnelle dans le sens où je fonctionne par cycle. ^-^
    Un peut du philanthrope parce que j’adore partager mes lectures favorites, en général, quand un livre me plait il faut qu’absolument tout le monde soit au courant ! Mais je ne partage pas facilement mes livres ou alors seulement pour un temps plus ou moins définis (je ne peut pas me séparer d’un de mes livres plus d’un mois avant de me sentir mal à l’aise…). Mais je me demande si à force d’en parler je ne dégoute pas mes interlocuteurs de ces livres… Parce que trouver quelqu’un qui a lu le même livre que moi avec lequel je peut partager est particulièrement difficile. XD

  14. Je dis bravo pour votre article et pense d’ailleurs m’en inspirer pour l’écriture de mon quatrième roman qui parler des lecteurs et du monde du livre en général Merci beaucoup.

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